Villa à Agadir

La relève locale est formée et l’on retrouve cette rupture avec l’architecture traditionnelle dans le travail d‘Azugury, Zevaco, De Mazière, Amzallag, et Ben Embarek, porteurs d’une double culture. Nés au Maroc, où ils y ont grandi, ils seront recrutés dans les ateliers parisiens où ils adhèreront aux préceptes modernes. Leur rencontre fut le point de départ d’un grand métissage artistique. Pour cette génération d’architectes, le Maroc était le cadre idéal pour réaliser leur haute ambition et leur but, inscrire leur pays dans son époque. Résultat, les médinas et leurs fameux riads côtoient des villes résolument modernes.

En 1960, leurs compétences se rejoignent dans une entreprise collective pour répondre à l’appel de Testemain et réaliser une grande ambition, celle de la reconstruction d’Agadir. Cette expérience est l’occasion d’innover et de présenter une production architecturale « marocaine ». L’équipe marocaine est présidé par Mourad Ben Embarek qui, malgré son jeune âge se retrouve, « un des initiateurs d’un urbanisme moderne ».

Ils s’inspirent de Le Corbusier, célèbre architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et homme de lettres ayant marqué de son empreinte l’art architectural moderne, mais aussi de Kenzö Tange, connu pour ses créations d’envergure au style épuré, souvent en béton brut et aux parois en verre ou en pierre. Grands, futuristes, en béton apparent, les villas et édifices d’Agadir la blanche se reconnaissent au premier regard : la municipalité, la poste principale, l’immeuble A, la caserne des pompiers, la Banque du Maroc, la rue des administrations.

Aujourd’hui, de nouveaux bâtiments affichent une volonté de continuité dans l’identité architecturale d’Agadir, dont la Cour d’Appel, la Chambre d’agriculture, le Lycée français, le Consulat de France, le Centre régional d’investissement, le Conseil Régional Souss-Massa-Drâa, pour ne citer que ceux-ci. La croissance démographique aidant, la ville s’est agrandie et le paysage urbanistique est très hétéroclite. De nombreux projets immobiliers ont vu le jour, offrant plus la plupart, des appartements de tous standing. Les nouvelles résidences de villas sont plus rares à Agadir, et les prix, moins intéressants qu’à L’Orangeraie. Sans compter le climat, qui y est plus humide qu’au village.

Sources :

http://www.amush.org/agadir-patrimoine-moderne/

https://terriermichel.wordpress.com/2013/03/11/agadir-53-ans-apres-le-seisme-une-identite-architecturale-multiple-et-dynamique/

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