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Le Soir Belgique, parle de L'Orangeraie !

Le jeudi 6 octobre 2016

L’Orangeraie, le charme discret de la vie de retraité au Maroc

Des retraités de toutes nationalités, dont plusieurs couples de Belges, cohabitent dans un coin du Maroc au sein d’un village qui leur est dédié. Un investissement immobilier qui leur permet de croquer la vie à pleines dents.


A l’Orangeraie, le temps s’écoule paisiblement, au calme et à l’abri du stress. Le bien-être des résidents s’en trouve forcément amélioré... © D.R.

A35 kilomètres à l’est d’Agadir, il est un village qui ressemble à s’y méprendre à une oasis plantée en plein désert. Sauf qu’ici, à proximité de la localité d’Oulad-Teïma, nous sommes à la campagne où poussent des légumes en tous genres. Au milieu d’oliviers et d’arbres fruitiers, l’Orangeraie déploie ses charmes pour qui veut profiter de la douceur de vivre du Maroc.

Plus de 200 villas y ont été construites en phases successives pour le plus grand bonheur des résidents, en grande majorité étrangers. Il y a des Français (beaucoup), des Belges (une trentaine), d’autres nationalités éparses dont des Marocains vivant à l’étranger.

Il y a cinq ans, lorsque furent livrées les 40 premières villas, Kamil Msefer et Omar Maaouni, patrons de la société de promotion Dyar Shemsi, ne pouvaient prévoir un tel succès. Car monter un tel projet, dont l’investissement global atteint aujourd’hui les 30 millions d’euros, dans une zone aussi reculée à l’écart des grandes villes du Maroc, s’accompagnait immanquablement d’une belle prise de risques.

Or, le succès s’étale là, devant nous, entre ces arbres qui portent des oranges et des clémentines que le soleil ne va plus tarder à colorer. Pas vraiment alignées en rangs d’oignons comme dans la plupart des projets résidentiels de grande ampleur, les villas procurent à leurs résidents une certaine intimité grâce à une végétation qui croît à vue d’œil. Beaucoup possèdent leur propre piscine, mais celle qui trône à l’entrée de l’Orangeraie est un petit coin de paradis à elle seule.

Sous la pergola du restaurant, Kamil Msefer ne peut cacher sa satisfaction. « C’était un fameux pari, c’est vrai, et nous en sommes fiers, avoue-t-il. L’aspect auquel nous avions sans doute le moins pensé est le côté sociétal du projet. Aujourd’hui, l’Orangeraie est devenue le bébé de ses propriétaires et l’humain y tient une place prépondérante. Au départ, les promoteurs étaient complètement impliqués dans la gestion du village. Maintenant, ce n’est plus le cas. Le restaurant est géré par un prestataire extérieur et le reste est aux mains de la copropriété. Le promoteur est devenu un copropriétaire comme un autre. »

Pour autant, tout va-t-il pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Une copropriété sans heurts n’est pas une copropriété. Kamil Msefer le sait. « Les copropriétaires ne sont pas toujours d’accord entre eux, mais c’est positif, dit-il à ce sujet. La participation aux Assemblées générales est toujours très forte et la majorité des problèmes finit toujours par se régler. »

L’été 2012, une deuxième tranche a livré 80 villas supplémentaires. Elle fut suivie d’une troisième (40 villas) en 2014, et d’une quatrième (40 villas encore et toujours) en juin 2016. A ce jour, il en reste une vingtaine à vendre. D’ici 2018, 40 dernières villas sortiront de terre (la commercialisation va démarrer), ce qui portera la capacité définitive du village à 240 résidences. « Au fil des différentes phases, de nouveaux produits sont apparus, précise notre hôte. Aux villas du début, nous avons ajouté des grandes maisons sur deux étages avec 3 chambres. C’était un test et il s’est révélé concluant. Nous avons également prévu des unités pour les jeunes entre 35 et 45 ans : une chambre avec une salle de bains et une cuisine américaine avec un plan de travail central. Les couples de Marocains vivant en Belgique ou en France en sont très friands. Ils en profitent eux-mêmes et nous la confient en gestion locative pour le reste du temps. Mais nous avons également une forte demande de couples de retraités français. »

La cible de l’Orangeraie de Dyar Shemsi étaient au départ les retraités actifs, soit des couples qui ont dépassé la cinquantaine et qui veulent changer de mode de vie après avoir cessé de travailler ou revendu leur affaire dans leur pays d’origine. De nombreuses activités sont mises sur pied dans un village qui bénéficie de ses propres mesures de sécurité via un système de gardiennage présent sur les lieux 24h/24. Un aspect fondamental par les temps qui courent. Car même s’il est épargné par les attentats qui affectent la région du Maghreb et les pays limitrophes, le Maroc est victime d’un regrettable amalgame. « Cela se voit dans les chiffres du tourisme : il stagne alors que nous devrions au contraire profiter de l’effondrement du tourisme en Egypte, en Tunisie et en Turquie, regrette Kamil Msefer. Aujourd’hui, ce sont l’Espagne et le Portugal qui se frottent les mains alors que le Maroc est bien plus en sécurité que les pays européens. »

Marocain d’origine qui a fait ses études en France et qui vit aujourd’hui à Montréal, Kamil Msefer connaît bien le problème. « Contrairement aux pays européens, le Maroc n’a pas sur son sol de Marocains de la troisième et quatrième génération qui sont perdus et donc plus perméables aux discours d’organisations terroristes, explique-t-il. Il bénéficie de plus d’un service de sécurité exceptionnel avec notamment une police de proximité et des responsables de quartiers qui sont au courant de tout, sans parler du roi (NDLR : Mohammed VI) adulé par tous. Enfin, la position géographique du pays fait qu’il est difficile de s’y procurer des armes. »

Portés par le succès de l’Orangeraie, les promoteurs envisagent de monter un projet similaire sur Marrakech mais ils doivent combiner avec une administration marocaine qui se méfie comme de la peste de la spéculation immobilière. Dans un passé assez récent, beaucoup de terrains ont été cédés sans que des projets y voient jamais le jour. « Ça a eu pour effet de refroidir l’administration mais nous restons confiants », conclut notre interlocuteur.

Inch’Allah.

source : http://www.lesoir.be/1335178/article/economie/immo/2016-10-06/l-orangeraie-charme-discret-vie-retraite-au-maroc

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